"On est tous faits de la même étoffe" (Muriel Barbery)
L'heure de finir est arrivée. Je suis très content, mes chères amies, d'avoir pu partager avec vous cette inoubliable expérience du blog, et j'espère que l'on pourra bientôt continuer cette aventure malgré la fatigue, malgré le manque de temps et malgré les difficultés technologiques. On appartient, mes collègues et camarades, à une génération perdue entre l'ahan de changement des générations à venir et le dépassement des générations précédentes. Je n'aime pas trop le mot "génération", mais dans le cas des TICs il faut s'en servir puisqu'il se peut que ce soit le seul champ où le concept fonctionne. En tout cas, merci bien de m'avoir aidé à m'introduire dans cette aventure, et je me permets, avant de notre départ, de vous faire deux recommandations, à vous et à tous nos chers lecteurs.
Premièrement, je vous parlerai du film Prayers for Bobby (Prières pour Bobby), qui raconte l'histoire, basée sur des faits réels, d'un adolescent qui se tue d'après l'incompréhension de sa mère face à l'homosexualité de son fils. Il fuit avec son petit ami mais il apprend que ce dernier lui est infidèle, ce qui le pousse à se faire tomber d'un pont. La mère, fanatique presbytérienne, se rend compte peu à peu que la nature de son fils n'était point peccaminuese, et qu'il aurait fallu qu'elle le comprenne, mais il était déjà trop tard. La seule mesure de rédemption que peut adopter la mère de Bobby, rôle magnifique interprété par Sigourney Weaver, est de participer aux manifs pour les droits des minorités sexuelles et d'honorer la mémoire de son fils, martyre de l'intolérance et du refus de la société mais, encore pire, de sa mère à lui.
De l'autre côté, je vous offre le film français Un amour à taire, qui se situe dans l'Europe d'il y a soixante-dix ans et qui raconte l'histoire de Jean et Philippe, qui s'aiment dans une époque, 1942 où, à Paris, leur amour est interdit. Philippe, officier allemand, doit se tuer pour éviter la torture, mais Jean est emprisonné, accusé par son frère, torturé par les forces de l'ordre de la "Nouvelle France" et déporté à un camp d'extermination d'où il revient à la fin des hostilités presque mort. Il agonise sur son lit, provoquant la stupeur de ses parents. Un film peut-être trop triste mais qui nous montre les atrocités d'une époque où aucune horreur ne fut épargnée et que l'humanité a préféré d'oublier.
Sergio DÍAZ MENÉNDEZ
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